lundi 13 mars 2017

"Excision, circumcision: men's power over the child!" by Jean-Pierre Rosenczveig (translated by Michel Hervé Bertaux-Navoiseau)


"Excision, circumcision: men's power over the child!"
by Jean-Pierre Rosenczveig
(translated by Michel Hervé Bertaux-Navoiseau)


"Believing the latest UNICEF report, "more than 70 million girls and women have undergone FGM in 28 African countries, plus Yemen". Of course, this figure must be taken as a rough estimate, revealing the extent of a practice that carries on despite opposition that arises not only in so-called Western countries, but also in Africa. In a majority, if not unanimously, states now condemn it.

Nevertheless, it dies hard. Regularly, some give it a religious legitimacy. Blame the Koran again. Fortunately, another reading of the texts, which does not allow excision, compels recognition.

For the international community, religion cannot make the law; legal standards adopted in common must.

In the case in point, the International convention on the rights of the child of November 20 1989 prohibits, with the diplomatic language that was unfortunately required, attacks to the physical integrity of a child which are not warranted by medical reasons:

"Article 24 3. States Parties shall take all effective and appropriate measures with a view to abolishing traditional practices prejudicial to the health of children."

And we are forced to acknowledge that human imagination is fertile to establish the domination of men over women, of adults upon children or of the group over the individual. The neck is stretched, the feet are pinched, things are introduced into the vagina, excision or circumcision is performed, etc... In short, the body of the other is deeply or indelibly marked to show her or him that it does not belong to her or him.

Excision is a real amputation of the woman with the concern of preventing her from enjoyment, this pleasure being kept for men. And it is successful. Women who have undergone that criminal assault bear it less and less and denounce that aggression. At best, they wish to find their bodily integrity again and, very fortunately, medical technology enables them to do so, as a report broadcast yesterday in France 2 News remarkably showed. We must be thrilled for them.

Yet, it is no small task for each one, particularly on the psychological level, if not the physical one, to follow that path in order to find their wholeness again; all the more since they already need to face their families. They often choose not to tell them about that reconstruction. The time will probably come when they will dare leading the fight openly. We must hope for it.

At all events, the previous generation was able to rebel and complain about the endured violence or seek help to avoid being excised.

French justice was able to help them in the 90s through symbolic trials with high media coverage both here and in Africa. Excisers have been condemned, parents sometimes too, to sentences of around 5-6 years imprisonment, part of which without remission.

Through the echo given to the debates and convictions, these trials in criminal courts probably contributed to affirm the prohibition. Obviously, by themselves, they were not enough to prevent further acting out, but they were necessary. They supported the resistance in Africa and helped significantly to eliminate the phenomenon in France.

It is desirable that those who practice that crime abroad, enable it or even incite to it should be punished in France as it is the case as regards sexual violence, should they be French or foreigners. French public order and international public order require it more than ever on behalf of human rights.

For those who might have been shocked that I have included circumcision in the list of condemnable sexual mutilations, I shall make it clear that I am aware that the implications upon sexuality are obviously different. Similarly, it is certain that circumcision may have been imposed in the past or may still be necessary for medical reasons, but in the majority of cases now, it is nothing of the sort; except for these rare cases that are medically justified, it meets the preoccupation of parents to "mark" their children religiously and this prospect comes into the purpose laid down by the International convention on the rights of the child.

It is time to have a public debate on this subject so as not to put only others' houses in order."

Présentation par J-M Tasset de "Les secrets de l'Exode", un livre de Messod et Roger Sabbah (Le Figaro, 20.09.2000)


Les secrets de l'Exode présentés par Jean-Marie Tasset


Vous trouverez ci-dessous copie de l'article de Jean-Marie Tasset sur "Les secrets de l'Exode", des égyptologues Messod et Roger Sabbah. Il parut en première page du Figaro le 20 septembre 2000. Leur grande découverte est que les Juifs n'ont jamais été mis en esclavage en Egypte où il n'y a aucune trace d'une population d'esclaves étrangers. Par contre, la Bible raconte le bannissement d'une petite secte monothéiste égyptienne vivant à Akhetaton, qui est devenue les Juifs.


Akhenaton et Abraham seraient le même homme
Jean-Marie Tasset


Deux chercheurs juifs, Messod et Roger Sabbah, affirment avoir découvert, après plus de vingt ans d'études scrupuleuses et rigoureuses, le sens caché de la Bible. L'ancien testament aurait-il enfin livré ses secrets ? Le peuple hébreu, celui de l'Exode, celui dont on n'a jusqu'à présent trouvé aucune trace dans l'Egypte ancienne, ne serait - selon les deux chercheurs - autre que la population égyptienne d'AkhetAton (l'actuelle Tell el-Amarna), la capitale d'Akhenaton, le premier pharaon monothéiste.

Exilés en Canaan vers 1344 av. J.-C. par le futur pharaon Aï, qui régna peu après Toutankhamon, les prêtres et les notables monothéistes fondèrent, quarante années après la campagne militaire de Toutankhamon, le royaume de Yahouda (la Judée).

La découverte extraordinaire de ces deux chercheurs, si elle s'avère, révèle non seulement la véritable origine du monothéisme, mais encore elle retrouve l'origine de l'alphabet hébraïque dans l'écriture hiéroglyphique. Messod et Roger Sabbah vont encore plus loin dans leur implacable démonstration : ils montrent que la Genèse reproduit la cosmologie égyptienne. Les personnages historiques de l'Ancien Testament : Abraham, Moïse, Aaron, Joseph, Sarah, Laban, dissimulent des noms et des titres royaux égyptiens bien précis. Selon ces deux chercheurs, Abraham serait Akhenaton et Moïse le pharaon Ramsès Ier. Quant à Sarah, elle serait Néfertiti.

Le monde judéo-chrétien va être bouleversé. Le milieu scientifique, celui des archéologues et des historiens, sera stupéfait.

L'analyse et l'examen des textes de la Bible hébraïque (Ancien testament) et Araméenne, ainsi que des hiéroglyphes égyptiens, par Messod et Roger Sabbah, vont si loin qu'ils remettent en question l'histoire par laquelle l'humanité s'est créé une mémoire collective fonctionnant sans interruption jusqu'au premier siècle de notre ère. Cette révélation était pressentie par Jean-François Champollion, père de l'égyptologie moderne. Il écrivait : "La connaissance réelle de l'ancienne Egypte importe également aux études bibliques et la critique sacrée doit en retirer de nombreux éclaircissements." Sigmund Freud, de son côté, hanté et fasciné par Moïse, proposait l'hypothèse suivante à la suite des fouilles effectuées à Tell el-Amarna, site actuel de l'ancienne capitale d'Akhenaton : "Nous aimerions à présent risquer cette conclusion : si Moïse fut un égyptien, s'il transmit sa propre religion aux juifs, ce fut celle d'Akhenaton, la religion d'Aton." Il ajoutait : "Si j'étais millionnaire, je financerais la poursuite des fouilles... ".

Messod et Roger Sabbah se sont plongés dans la relecture de la Bible à partir de l'exégèse de Rachi (1040 - 1105), grand-maître de la tradition écrite et orale qui vécut à Troyes où il écrivit le commentaire de l'Ancien Testament, en étudiant le Pentateuque hébraïque et la Bible araméenne. Jamais la Bible n'a été étudiée comme une composante de l'égyptologie. Bien qu'une grande partie du récit biblique se passe en ancienne Egypte, on ne trouve aucune trace d'Abraham, de Joseph, de Moïse. Pour les archéologues, ils n'existent pas. On n'a découvert aucune preuve de leur présence tels qu'ils sont décrits dans la Genèse et dans l'Exode.

Les historiens assimilent plus ou moins les Hébreux aux Apiroux ou Abirous, ou encore aux Shasous, en tout cas à ces peuples de semi-nomades bédouins qui vivaient en marge de la société égyptienne. Mais, d'après Messod et Roger Sabbah, c'est peut-être le terme "hébreux" qui leur aurait été attribué par les scribes de l'époque babylonienne (VI° siècle av. J.-C.) qui aurait mis les exégètes dans la confusion.

Alors de troublantes questions se posent, si l'on s'en tient au récit biblique : comment se fait-il que l'on n'a pas découvert dans les textes hiéroglyphiques égyptiens des récits ou des témoignages de la présence d'une population ayant vécu quatre cent trente ans en Egypte, dont deux cent dix en esclavage, sous plusieurs pharaons ? Est-il possible de s'installer en terre de Canaan sans aucune réaction de l'autorité pharaonique, sachant que, tout au long de son histoire, l'Egypte administrait cette province ? Comment ce peuple, imprégné dans la plus grande partie de ses traditions par la sagesse de l'Egypte, a-t-il pu disparaître aussi mystérieusement ? Pourquoi n'a-t-on rien retrouvé de la présence des Hébreux en Egypte, dans les sables, dans les tombes, dans les temples et sur les stèles ?

Ces énigmes ont été résolues par Messod et Roger Sabbah, qui nous livrent leurs recherches dans un ouvrage à paraître très prochainement, Les secrets de l'Exode (1).

En examinant attentivement les peintures murales qui ornent les tombes de la Vallée des rois, les auteurs ont découvert des hiéroglyphes derrière les symboles de la langue hébraïque.

Alors qu'il n'existe aucune trace scientifique et archéologique de la sortie des Hébreux d'Egypte telle qu'elle est décrite dans la Bible, on s'aperçoit que cet événement correspond bien à l'expulsion des habitants monothéistes de la ville d'Akhenaton. Peu après la disparition du pharaon adorateur d'un seul dieu, Akhenaton, vers 1344 av. J.-C., sa capitale, Akhet-Aton, l'actuelle Tell el-Amarna, est vidée de tous ses citadins, sur ordre du futur pharaon Aï, qui régnera peu après Toutankhamon. C'est la fin du régime monothéiste en Agite. Ce n'est pas pour autant la fin du dieu unique. Les Egyptiens d'Akhet-Aton expulsés en Canaan, province située à dix jours de marche de la vallée du Nil, ne s'appelaient pas les Hébreux, mais les Yahouds (adorateurs de pharaon), qui fondèrent plus tard le royaume de Yahouda (la Judée). Ces faits sont confirmés, car Messod et Roger Sabbah ont bien retrouvé les lettres de l'alphabet hébraïque sous forme de hiéroglyphes. A partir de cette comparaison, ils ont décrypté la Genèse, qui reproduit trait pour trait la cosmogonie égyptienne.

Si l'on s'en tient à cette manière de déchiffrer la Bible, les noms d'Abraham, de Sarah, d'Isaac, de Rébecca, de Jacob, d'Israël, de Laban..., dissimulent des noms et des titres royaux égyptiens bien précis. Ainsi, Joseph est l'image parfaite du pharaon Aï tel que le décrivent les égyptologues.

Si l'on regarde attentivement l'épisode de la sortie d'Egypte à partir de ces données, elle se déroule en plusieurs phases :
- Exode d'Akhet-Aton, ordonné par Aï, avec le fameux passage de la mer des Roseaux qui est en fait une image traditionnelle de la mythologie égyptienne, représentant l'océan primordial séparé en deux par pharaon.
- Les quarante années dans le désert s'intercalent exactement entre les deux campagnes militaires de Toutankhamon et de Séthy 1er.
- Après ces quarante ans, l'expédition militaire de Josué devient celle du pharaon Séthy Ier, confirmée par les égyptologues.

Dorénavant, grâce à Messod et Roger Sabbah, la Bible permet d'identifier Aaron au pharaon Horemheb.

De la même manière, Moïse est en réalité le général égyptien Mosé (Ra-Messou), qui deviendra Ramsès Ier. Les auteurs des Secrets de l'Exode prouvent ainsi que Josué, "serviteur de Moïse", est en fait son fils premier-né.

Alors, quel était le véritable nom biblique d'Akhenaton ? L'énigme est enfin résolue. Le pharaon monothéiste n'est personne d'autre qu'Abraham, qui vécut vers 1358 av. J.-C. Jusqu'à présent, on situait, sans preuve, l'existence d'Abraham vers 1900 av. J.-C.

Le récit biblique respecte non seulement l'ordre chronologique des faits qui ont marqué l'existence du pharaon, mais encore traduit sa vie et son action en parfait accord avec l'égyptologie : Dieu parle à Abraham = Dieu parle à Akhenaton ; le sacrifice d'Abraham = le sacrifice d'Akhenaton ; la rupture d'Abraham avec le polythéisme paternel = la rupture d'Akhenaton avec le polythéisme paternel ; la beauté de Sarah, de Rébecca, de Rachel = la beauté de Néfertiti ; Abraham brise les idoles de son père = Akhenaton brise les idoles de son père ; la séparation religieuse et politique entre Jacob et Laban = la séparation religieuse et politique entre Akhenaton et son père, Aménophis III ; les intrigues entre les épouses d'Abraham = les intrigues entre les épouses d'Akhenaton ; Sarah et Agar = Néfertiti et Kyia.

Les travaux de Messod et Roger Sabbah montrent que grâce à la Bible, la quintessence de la sagesse égyptienne est parvenue jusqu'à nous, portée par la tradition orale de ces égyptiens qui se firent appeler les Hébreux.


(1) "Les secrets de l'Exode" Messod et Roger Sabbah (Paris : Jean-Cyrille Godefroy ; 2000)


PETIT LIVRE ÉTROITEMENT LIÉ


CORRESPONDANCES ET DATES
avec hypothèse de Sigismond sur Caïn et Abel


PHARAONS           NOMS               ANNEES BIBLIQUES

Aménophis III       Laban                     1384-1346
Aménophis IV       Abraham-Adam     1358-1340
Semenkharé           Abel                       1342-1340
Toutankhamon      Caïn                       1342-1340  
Aï                          Joseph                    1331-1326
Horemheb            Aaron                     1326-1299
Ramsès 1er          Moïse                     1299-1297
Sethy 1er             Josué                      1297-1283
Ramsès II                                           1283-1212


CORRESPONDANCES DES ALPHABETS
(forme identique des lettres)
Lettre hébraïque            Hiéroglyphe
beth                                "dans"
daleth                              dieu
zaïn                           sceptre de Ptah
thet                          Ibis sacré "Thot"
lamed                         cobra royal
(bandeau de pharaon)


CORRESPONDANCE DES TEXTES

BIBLE

Josué accompagne les enfants d'Israël dans le désert, selon les ordres de Moïse.

HIEROGLYPHES
Séthy Ier : "J'ai accompagné pour lui (Ramsès Ier) les dissidents dans les contrées désertiques."

"Secrets of the Exodus" a book by Messod and Roger Sabbah, presented by Jean-Marie Tasset (Le Figaro - September 20 2000)


Secrets of the Exodus
(J.-M. Tasset's article in Le Figaro translated by Michel Hervé Bertaux-Navoiseau)



You will find below a copy (translated) of the article by Jean-Marie Tasset about "The secrets of the Exodus," by Egyptologists Messod and Roger Sabbah. It was published September 20 2000 in the front page of Le Figaro with a double page inside. Their great discovery is that the Jews have never been enslaved in Egypt where there is no trace of a population of foreign slaves. On the other hand, the Bible counts the banning of a small Egyptian monotheist sect living in Akhetaton, which became the Jews.


Akhenaton and Abraham would be the same man
Jean-Marie Tasset


Two Jewish scholars, Messod and Roger Sabbah, claim to have discovered, after more than twenty years of scrupulous rigorous studies, the hidden meaning of the Bible. The Old Testament would it finally have revealed its secrets? The Hebrew people, that of the Exodus, of which no trace so far was found in ancient Egypt, would - according to two researchers – be no other than the Egyptian population of Akhetaton (Tell el-Amarna today), the capital of Akhenaton, the first monotheistic pharaoh.

Exiled in Canaan around 1344 BC by the future pharaoh Ai, who reigned shortly after Tutankhamen, the monotheistic priests and worthies founded the Kingdom of Yahouda (Judea), forty years after the military campaign of Tutankhamen.

The extraordinary discovery of these researchers, if it turns out exact, does not only reveal the true origin of monotheism, but it also traces the origins of the Hebrew alphabet in hieroglyphics. Messod and Roger Sabbah go still further in their relentless demonstration: they show that Genesis reproduces Egyptian cosmology. The historical figures of the Old Testament: Abraham, Moses, Aaron, Joseph, Sarah, Laban, hide specific Egyptian names and royal titles. According to these two researchers, Abraham would be Akhenaton and Moses the pharaoh Ramses I. As for Sarah, she would be Nefertiti.

The Judeo-Christian world is going to be upset. The scientific community, that of archaeologists and historians will be amazed.

The analysis and examination of the texts of the Hebrew Bible (Old Testament) and Aramaic Bible, as well as of Egyptian hieroglyphs, by Messod and Roger Sabbah, go so far that they challenge the history by which humanity created its collective memory running continuously until the first century AD. This revelation was approached by Jean-François Champollion, the father of modern Egyptology. He wrote: "The real knowledge of ancient Egypt is also important to biblical studies and the sacred criticism must derive numerous clarifications from it." Sigmund Freud, in turn, haunted and fascinated by Moses, proposed the following hypothesis as a result of excavations at Tell el-Amarna, the current site of the ancient capital of Akhenaton: "We would now like to risk this conclusion: If Moses was an Egyptian, if he passed his own religion on to the Jews, it was that of Akhenaton, the religion of Aton. "He added: "If I were a millionaire, I would fund the continuation of excavations ...".

Messod and Roger Sabbah immersed themselves into the reading of the Bible from the exegesis of Rashi (1040 - 1105), a grand master of the written and oral tradition who lived in Troyes where he wrote the commentary on the Old Testament, through studying the Hebrew Pentateuch and the Aramaic Bible. The Bible has never been studied as a component of Egyptology. Although much of the biblical narrative takes place in ancient Egypt, there is no trace of Abraham, Joseph, Moses. For archaeologists, they do not exist. We found no evidence of their presence as they are described in Genesis and Exodus.

Historians liken more or less the Hebrews to the Apiroux or Abirous, or else to the Shasous, at all events to those semi-nomadic peoples of Bedouin who lived on the fringes of Egyptian society. But, according to Messod and Roger Sabbah, it might be the term "Hebrew" which would have been assigned to them by the scribes of the Babylonian era (sixth century BC.) that would have thrown the scholars into confusion.

Then, troubling questions arise if we stick to the biblical narrative: how is it that, in the Egyptian hieroglyphic texts, we did not find the stories or testimonies of the presence of a population who lived four hundred and thirty years in Egypt, including two hundred and ten in slavery under several pharaohs? Is it possible to move to Canaan without any reaction from the Pharaonic authority, knowing that, throughout its history, Egypt administered that province? How can this people, steeped in most of its traditions by the wisdom of Egypt, have so mysteriously disappeared? Why has nothing been found of the presence of the Hebrews in Egypt, in the sand, in the tombs, temples and steles?

These puzzles have been solved by Messod and Roger Sabbah, who give us their research in a book to be published soon, Secrets of the Exodus (1).

Close examination of the murals that adorn the tombs of the Valley of the Kings, the authors discovered hieroglyphs behind the symbols of the Hebrew language.

While there is no record of archaeological and scientific output of the Hebrews from Egypt as described in the Bible, we see that this event corresponds to the expulsion of the inhabitants of the city of monotheistic'Akhenaton. Shortly after the disappearance of the Pharaoh worship of one god, Akhenaton, circa 1344 BC.BC, its capital, Akhet-Aton, the present Tell el-Amarna, is emptied of all its citizens, on the orders of the future pharaoh Ai, who will rule shortly after Tutankhamen. It's the end of the regime monotheistic stirring. This does not mean the end of the one god. The Egyptians of Akhet-Aton expelled in Canaan, a province in ten days' march from the Nile Valley, the Hebrews were not called, but Yahouda (worshipers of Pharaoh), who later founded the kingdom of Yahouda ( Judea). This is confirmed because Messod and Roger Sabbah well have found the letters of the Hebrew alphabet as hieroglyphs. From this comparison, they deciphered the Genesis, which reproduces every feature Egyptian cosmogony.

If we stick to this way of deciphering the Bible, the names of Abraham, Sarah, Isaac, Rebekah, Jacob, Israel, Laban ... hide the names and Egyptian royal titles specific. Thus, Joseph is the perfect image of the pharaoh Ai as described by Egyptologists.

If you look carefully the story of the Exodus from Egypt from these data, it takes place in several phases:

- Exodus from Akhet-Aton, ordered by Ai, the famous crossing of the Red Sea is actually a traditional image of Egyptian mythology, representing the primordial ocean separated into two by the pharaoh.

- The forty years in the wilderness are inserted exactly between the two military campaigns of Tutankhamen and Sethos first.

- After these four decades, the military expedition of Joshua becomes the pharaoh's Sethos I, confirmed by Egyptologists.

Now, with Messod and Roger Sabbah, the Bible identifies Aaron to Pharaoh Horemheb.

Similarly, Moses is actually the Egyptian general Mosé (Ra-Messou), who became Ramses I.. The authors of Secrets of the Exodus and Joshua show, "servant of Moses," is in fact his first-born son.

So what was the real biblical name of Akhenaton? The mystery is finally solved. The pharaoh is none other monotheistic Abraham, who lived around 1358 BC. BC To date, there stood, without proof, the existence of Abraham around 1900 BC. AD

The biblical account not only respects the chronological order of events that have marked the life of Pharaoh, but also reflects his life and work in perfect harmony with Egyptology: God speaks to God speaks to Abraham = Akhenaton, the sacrifice of Abraham's sacrifice = Akhenaton, breaking with the polytheism of Abraham = father of Akhenaton breaking with polytheism paternal beauty of Sarah, Rebekah, Rachel = the beauty of Nefertiti, Abraham broke the idols of his father Akhenaton = break the idols of his father's religious and political separation between Jacob and Laban = separation between religious and political Akhenaton and his father, Amenhotep III, the intrigues between the wives of Abraham = the intrigues among the wives of 'Akhenaton, Nefertiti = Sarah and Hagar and Kyia.

The work of Roger Sabbah Messod and show that through the Bible, the essence of Egyptian wisdom has come down to us, carried by the oral tradition of the Egyptians who called themselves Hebrews.


(1) Secrets of the Exodus of Messod and Roger Sabbah, published by Jean-Cyrille Godefroy.


A NARROWLY RELATED AND COMPLEMENTARY LITTLE BOOK


CORRESPONDENCE AND DATES

with assumption of Sigismund of Cain and Abel

PHARAOHS YEARS BIBLICAL NAMES

Laban Amenhotep III 1384-1346

Amenhotep IV-Adam Abraham 1358-1340

Semenkharé Abel 1342-1340

Tutankhamun Cain 1342-1340

Ai Joseph 1331-1326

Aaron Horemheb 1326-1299

Ramses first Moses 1299-1297

Sethy first Joshua 1297-1283

Ramses II 1283-1212


CORRESPONDENCE OF ALPHABETS

(Identical form letters) 

Hebrew letter Hieroglyph 

beth "in" 

daleth god 

Zain scepter of Ptah 

Sacred Ibis thet "Thoth" 

lamed king cobra

(Banner Pharaoh)


CORRESPONDENCE OF TEXTS 

BIBLE

Joshua accompanied the Israelites in the desert, according to the orders of Moses. 

HIEROGLYPHS

Sethos I: "I accompanied him (Ramses I) dissidents in the desert regions."

dimanche 12 mars 2017

TRAITEMENT MÉDICAL DU PHIMOSIS CONGÉNITAL DE L'ADOLESCENT, par le docteur Michel Beaugé


TRAITEMENT MÉDICAL DU PHIMOSIS CONGÉNITAL DE L'ADOLESCENT
par le Docteur Michel Beaugé


Ayant en charge depuis plus de 10 ans l'examen systématique de prévention médicale des étudiants de 1ère année d'études supérieures, je suis amené à diagnostiquer un nombre important de phimosis chez de grands adolescents ou adultes jeunes.

Dans cette population masculine de 18 à 22 ans, on constate que près de 10 % ont un prépuce serré à des degrés divers, allant de l'incapacité totale à découvrir le gland, à un simple anneau qui se bloque dans le sillon balanique. Le terme de phimosis est pris ici dans le sens d'un diamètre de l'anneau préputial inférieur au diamètre du gland en érection.

A l'interrogatoire il apparaît que la grande majorité de ces sujets est vierge, et que parmi ceux qui ont une expérience sexuelle, beaucoup ont vécu un échec avec difficulté d'intromission, douleur et perte d'érection: sauf peut-être les cas de phimosis les plus serrés qui réussissent à faire pénétrer le pénis avec le gland couvert. Les autres s'exposent au redoutable risque de paraphimosis en persévérant dans la sexualité coïtale.

Cette éventualité, et les difficultés à mener à bien le coït, rendent nécessaire la prise en charge médicale du phimosis.


TRAITEMENT
Le traitement classique du phimosis est la circoncision ou dans le meilleur des cas une simple plastie de prépuce qui conserve le repli cutané mais ouvre l'anneau.

Pour un certain nombre de raisons, j'ai été amené à réfuter cette démarche thérapeutique. L'intervention chirurgicale est traumatisante:

-brutale, irréversible
-nécessité d'une anesthésie
-sanglante,
ces 2 derniers éléments pouvant entraîner les complications des actes chirurgicaux en général.
-diminue la mobilité du fourreau dans le cas de la circoncision: cet élément est d'importance et nous y reviendrons.
-stressante psychiquement en tranchant sur un organe hautement symbolique chez un sujet à l'aube de sa vie sexuelle.
-crée une modification anatomique: l'amputation déterminant un sexe différent de celui des camarades, synonyme d'anormalité à un âge où la certitude de normalité n'est pas acquise en général.
-mise à jour brutale de la muqueuse par suppression de la protection balanique.
-atteinte aux habitudes masturbatoires, ce qui peut être un traumatisme grave.
-éventuel échec des plasties par reconstitution cicatricielle de la striction.
-coût d'intervention et d'hospitalisation.

La rééducation du prépuce pourrait être envisagée car elle est:
-logique: en médecine on ne propose au chirurgien que les échecs de la rééducation, quelle soit musculaire, tendineuse ou cutanée
-indolente
-progressive
-discrète
-gratuite
-non traumatisante ou gênante pour le sujet
-conserve le prépuce qui a un rôle crucial
-permet de maintenir les habitudes masturbatoires
-évite la douleur du gland dénudé chez ces sujets.

Les cas rencontrés révèlent que les sujets adolescents ou adultes jeunes atteints de phimosis ont des pratiques masturbatoires différentes des autres.

Classiquement la recherche du plaisir solitaire se fait avec la main dominante se refermant sur le pénis, et effectuant des mouvements alternatifs de va et vient le long de la hampe, la main descendant vers le pubis, découvrant le gland que l'index ou le pouce peut parfois effleurer, reproduisant la mécanique du coït.

Cette gymnastique revient à réaliser la mobilisation de la peau du pénis telle qu'elle sera sollicitée dans le coït vaginal, et il s'agit donc exactement d'un entraînement au rapport sexuel adulte. Nous verrons plus avant que cette pratique n'est pas purement mécanique, mais participe à l'élaboration psychique de l'individu.

J'ai établi une classification des autres possibilités masturbatoires souvent rencontrées chez les porteurs de phimosis.

1° Certains garçons ne se masturbent jamais. On peut douter de leurs assertions, mais leur phimosis serré pratiquement constamment rend crédible leurs dires. Les éjaculations se passent au cours du sommeil (pollutions nocturnes), et plus rarement spontanément pendant la veille, à l'occasion d'événements stimulants, chez ces sujets qui culpabilisent l'attouchement sexuel.

2° D'autres caressent le gland au travers du prépuce de façon assez classique, mais cherchent à tirer la peau vers l'extrémité de la verge au lieu de la refouler côté pubis. On trouve chez ces garçons la persistance d'un prépuce long en trompe, comme chez beaucoup de petits enfants.

3° Parfois il s'agit de rouler la verge entre les 2 paumes ou entre une main et une autre surface comme le ventre, la cuisse, la table, le rebord d'un siège (du W-C en particulier). Il est assez courant alors que la face inférieure du sexe ne soit pas médian mais plus ou moins spiroïdal, l'orifice du prépuce se trouvant également souvent déplacé.

4° La stimulation physique sans participation manuelle est la plus fréquemment retrouvée (peut-être moins culpabilisante). Le garçon, en général à plat ventre sur son lit, œuvre comme pour un coït à l'aide sa musculature pelvienne, et frictionne son pénis contre le matelas, le traversin ou un oreiller, souvent au travers du slip dans lequel il a disposé un essuie-mains jetable pour éviter toute tâche qui trahirait, face à sa mère, ses pratiques.

5° Le coït inter-fémoral existe, facilité par une verge courbe vers le bas, à moins que ce ne soit l'activité qui détermine cette particularité anatomique. Cette technique a l'avantage de pouvoir s'exercer en société, un peu comme certaines femmes se déterminent des orgasmes en serrant les cuisses, en grimpant à la corde, ou en pédalant sur un vélo.

6° La masturbation instrumentale: elle est vraisemblable, par vibromasseur, douchette de la baignoire... Elle ne m'a jamais été révélée dans cette génération et doit donc être rare ou de pratique occasionnelle.

7° Pour mémoire l'auto-fellation lorsque la souplesse l'autorise.


DÉMARCHE THÉRAPEUTIQUE

Face à un jeune homme atteint de phimosis je propose:
après avoir analysé la manœuvre masturbatoire du sujet il est nécessaire de lui expliquer les rôles de la masturbation à l'adolescence telle qu'elle est décrite en 5 points précédemment. Cette conversation a l'avantage de déculpabiliser si nécessaire le vécu génital.

Il convient ensuite de l'instruire de la meilleure technique afin de retrousser son prépuce en dégageant l'extrémité balanique. En fait, il n'est que rarement possible pour un garçon qui s'était organisé une stimulation appropriée, de lui déclencher un plaisir orgasmique et de le supplanter d'emblée par un autre. En général cette nouvelle pratique est incapable de mener au plaisir et même aurait tendance à altérer la qualité de l'érection. Ceci pourrait expliquer pourquoi ces garçons échouent volontiers dans leurs premiers rapports sexuels; celui qui s'est accoutumé à des mouvements de rotation sur son pénis pendant plusieurs années, sera bien incapable de retrouver cette mécanique dans un vagin. Aussi je conseille souvent de faire alterner quelques mouvements ressentis et connus comme stimulants avec les gestes de la rééducation. Il importe bien sûr que l'anneau préputial soit mis en tension sur le volume du gland en érection complète. Cette technique rejoint les bases de la kinésithérapie des tissus mous sur lesquels la mobilisation permet un allongement et un assouplissement progressifs. Dans certains cas il m'est arrivé de proposer une dilatation instrumentale à l'aide d'un écarteur à des sujets accessibles à cette notion ou de leur suggérer l'introduction de 2 doigts dans l'orifice préputial pour le forcer.

Peut-être est-il logique d'établir un parallèle entre l'anneau préputial du garçon et l'hymen de la fille. Il s'agit dans les 2 cas d'un rétrécissement cutanéo-muqueux s'opposant au coït, bien que permettant la miction ou l'écoulement des menstrues. La libération hymenéale peut se faire par rupture traumatique au cours d'une pénétration brutale, ou par dilatation progressive et douce lorsque l'amant est délicat ou timide.

Prépuce ou hymen, c'est le mandrin balanique turgescent qui sera à même de dilater l'orifice.

Ainsi donc le garçon peut amener progressivement le prépuce à un diamètre équivalent à celui du gland, ce qui lui permettra secondairement d'accéder au rapport sexuel sans risque de paraphimosis.

Au cours de cette rééducation il arrivera cependant un moment où le prépuce, suffisamment dilaté pour dégager une partie du gland, sera encore trop serré pour franchir la partie inférieure la plus grosse ; du fait de la forme conique du gland on peut alors imaginer qu'une traction assez forte réussisse à faire glisser l'anneau dans le sillon balanique, mais que le mouvement inverse soit impossible, constituant le paraphimosis masturbatoire. Ceci me parait en fait improbable pour plusieurs raisons:

-la manipulation se fait sous le contrôle de la vue par un sujet parfaitement à même de percevoir le degré de mise en tension du prépuce, ce qui n'est pas le cas au cours du rapport sexuel, et surtout s'il s'agit d'un des premiers;

-si le paraphimosis venait cependant à se réaliser dans ces conditions il ne saurait être que modérément serré et serait réduit immédiatement chez le sujet libre de se "réajuster" à son aise. De plus ce cas de figure exclut la notion d'orgasme (la masturbation serait immédiatement interrompue) et donc l'augmentation de volume et de dureté du gland. Dans le paraphimosis coïtal, le passage du prépuce dans le sillon a lieu au cours du rapport, l'orgasme amène secondairement cette augmentation du volume et de dureté du gland, compliquant le recallotage. Et enfin la gène du garçon à se manipuler, devant sa partenaire, pour faire repasser son prépuce, explique le temps donné à l'œdème pour se constituer et verrouiller la triste situation.

J'ai été amené à formuler ces conseils à une quarantaine de garçons chaque année et ceci concerne donc plusieurs centaines de cas. Le suivi en médecine préventive n'est pas de règle et beaucoup ne sont pas revus; environ la moitié se sont cependant représentés pour faire constater un résultat satisfaisant. Certains même, particulièrement heureux d'avoir bénéficié d'une méthode aussi douce et discrète, m'ont accordé leur confiance pour d'autres pathologies et sont ainsi venus rendre compte de la réussite de leur démarche à plus long terme.

Concernant ma clientèle de ville plusieurs dizaines d'adolescents ont reçu les mêmes conseils et je constate qu'en 15 ans d'exercice, je n'ai jamais conduit au chirurgien un seul de mes patients.

Pour un petit nombre de garçons ayant accepté un cliché photographique de leur prépuce mis en tension sur le gland en érection au jour zéro et une deuxième photo 4 semaines plus tard, il apparaît que le passage libre du prépuce est obtenu en règle dans ces délais.


MASTURBATION

Si l'on doit critiquer la démarche thérapeutique du traitement médical du phimosis de l'adolescent par la pratique masturbatoire, 2 questions se posent:

Est-il licite de parler de masturbation à ces garçons?

La circoncision doit-elle être refusée?

La masturbation est incontournable chez l'homme:

Elle concerne tous les petits enfants et elle forme habituellement la vie sexuelle de l'adolescent occidental.

Remarquons que dans notre société l'adolescence se prolonge parfois au cours de la troisième décennie, et que la masturbation concerne ces jeunes célibataires.

Certains hommes mariés compensent fréquemment la différence d'appétit libidinal qu'ils ont par rapport à leur épouse, voir leur maîtresse!

Mentionnons également les hommes esseulés temporairement, ou définitivement, volontairement ou involontairement, en fonction des aléas voir des drames de la vie.

Nous savons que la masturbation est aussi un mode de relation dans le couple et c'est de plus en plus souvent la femme qui va masturber son partenaire pour éviter un coït indésirable pour diverses raisons:

-menstrues
-irritation vulvo-vaginale
-risque de grossesse
ou enfin simplement par attrait pur et simple pour le phallus qu'elle peut ainsi "apprivoiser".

La masturbation est aussi un moyen parfaitement connu pour obtenir ou raviver une érection lorsque la stimulation psychique est insuffisante.

La masturbation c'est encore la pratique du "safer sex" (sexe en toute sécurité) tel qu'il est décrit dans la prévention du Sida et même conseillé par certains gouvernements comme celui du Canada.

La masturbation se voit actuellement proposée à la fréquence de 2 par semaine en traitement adjuvant des prostatites chroniques du célibataire.

La symbolique masturbatoire est omniprésente dans les activités quotidiennes et dans les histoires humoristiques. Contentons-nous d'illustrer cette idée par l'image d'une arrivée de course automobile avec l'agitation triomphante du magnum de Champagne récompensée par une abondante éjaculation.

Le plaisir sexuel obtenu par la masturbation est-il légitime?

La vision, l'ouïe, l'odorat sont des sens qui ont été déterminés pour assurer la survie de l'individu en entendant, voyant, sentant les prédateurs pour s'en défendre, mais aussi les proies pour les capturer et se nourrir. Aujourd'hui, dans notre société, ces sens sont exploités abondamment pour obtenir des sensations voluptueuses par la musique, les arts plastiques ou picturaux, les parfums. De la même manière, le goût nécessaire pour reconnaître la comestibilité des aliments est exploité dans le sens de la gastronomie, voire de la tabagie et de l'œnologie.

Nous admettons que la civilisation nous autorise cette dérive dans l'usage de nos organe des sens, nous avons démarqué le plaisir sensuel et sexuel de l'impératif de la reproduction et de la survie de l'espèce (qui se satisferait de 3 ou 4 coïts dans sa vie?), on peut donc laisser libre la sexualité de s'exprimer comme chacun l'entend (dans la limite de la liberté d'autrui bien sûr) et se débarrasser de la culpabilisation biblique de la fonction érotique. La masturbation s'inscrit parfaitement dans cette fonction érotique et la morale est dépourvue d'arguments rationnels pour la réprimer.

Et pour citer Freud, Naissance de la psychanalyse: "J'en suis venu à croire que la masturbation était la seule grande habitude, le besoin primitif et que les autre appétits, tels que le besoin d'alcool, de morphine, de tabac, n'en sont que les substituts, les produits de remplacement."

La sexologie occidentale actuelle privilégie la qualité de la relation amoureuse et psychique dans la réussite de la sexualité. Ceci est très louable et noble, et aussi souvent vérifié, mais n'est en fait ni suffisant ni même indispensable. La technique de la sexualité et les caractéristiques des organes génitaux ont aussi leur part dans la réussite sexuelle . Il n'est que d'analyser les facteurs du nomadisme sexuel et éventuellement de la prostitution pour s'en convaincre.

Considérant que la masturbation participe à l'acquisition de la technique sexuelle et contribue au développement morphologique, elle nous semble se justifier encore.

On est souvent tenté de réduire la masturbation à un seul plaisir d'organe sous une stimulation mécanique. Il n'en n'est rien, malgré la fable de l'animal triste après...

Il est certain que la masturbation a une action antidépressive et anxiolytique si elle n'est pas culpabilisée. De plus derrière toute masturbation, il existe au niveau psychique une activité fantasmatique consciente et inconsciente. Et c'est ainsi que l'adolescent rêve et répète (dans le sens de la répétition théâtrale) les rapports sexuels encore inaccessibles. Par le fait, le jour du premier rapport il n'est pas tout à fait vierge, pas tout à fait innocent, pas tout à fait inexpérimenté.

Ainsi il faut se débarrasser de la culpabilisation d'origine socioculturelle et il apparaît alors légitime de conseiller l'adolescent pour qu'il s'oriente vers une technique en rapport avec la mécanique coïtale.


CIRCONCISION

La circoncision est vécue par le sujet qui la subit comme une castration partielle; elle enlève une partie des organes génitaux, à son extrémité, ce qui au niveau symbolique est particulièrement marquant. Le patient ignore, comme la plupart des médecins, le rôle et l'utilité du prépuce, ce qui fait que le degré de perte, de préjudice oserait-on dire, n'est pas quantifié, et par la même peut ne pas avoir de limite.

La circoncision s'apparente à l'excision qui nous inspire tant de dégoût, puisqu'elle est souvent proposée avec l'arrière pensée d'empêcher l'auto-érotisme tout en conservant la capacité reproductive. Cette atteinte à la génitalité reste encore très présente dans les esprits et notons qu'en France, si l'excision n'existe pas dans sa forme sanglante et tranchante, elle s'est cependant exprimée jusqu'à il y a peu sous une forme mentale et insidieuse avec le colportage de notions telles que "une femme honnête ne doit pas avoir de plaisir" et que le rapport sexuel dans le couple était un devoir conjugal comme d'autres labeurs. Tout praticien ayant une expérience de la sexologie sait les dégâts que ces idées continuent de provoquer dans la vie génitale de nombreux patients.

L'homme en général, et l'adolescent en particulier, est confronté à une crainte d'anormalité génitale, tant au niveau de sa biométrie, que de sa morphologie, qu'en ce qui concerne ses capacités de performance sexuelle. Cette crainte est abondamment alimentée par les vantardises de règle dans la cour du lycée... Sur ce terrain sensible, une amputation fait mûrir cette notion d'anormalité, d'autant que nous sommes dans un pays où en général les hommes ne sont pas circoncis.

Plus objectivement, l'intervention détermine une modification esthétique et le risque est de considérer le sexe défiguré; l'homme circoncis, sous nos latitudes, peut imposer le dégoût à lui même et à ses partenaires troublés par ce gland continuellement découverts. Nous sommes habitués à un revêtement cutané de l'ensemble du corps, et une effraction ou une altération de cette enveloppe crée, par cette vision cruelle du pénis décortiqué, un sentiment de malaise comme la vue du sang, ou d'une anomalie tégumentaire (fente labiale, eczéma...). Quand l'on sait la fragilité de la fonction érotique sensible aux perturbations psychiques, on mesure le retentissement que peut entraîner cette modification.

A l'inverse il convient de reconnaître qu'aux États Unis, on observe que les sœurs de garçons circoncis peuvent ressentir cette même gène face à un partenaire au gland naturellement couvert.

Le prépuce, c'est la paupière du gland. Son repliement met à nu la muqueuse balanique et occasionne plus ou moins temporairement une vive douleur dont le sujet se serait bien passé. Le gland est une partie précieuse du mâle et il est dans nos esprits que les choses de valeur ont un étui. La circoncision c'est l'ablation de l'étui.

Le prépuce c'est aussi une zone érogène d'importance; c'est peut être la première zone connue par l'enfant, puis c'est un endroit érogène "starter", particulièrement efficace à déclencher une érection, puisque le gland n'a à ce moment qu'une sensibilité médiocre. Il semble également que la caresse au niveau du prépuce entretient particulièrement bien le plateau de l'érection, sans risque de basculer vers l'orgasme. Une partenaire avertie perçoit très bien ces particularités et saura grâce au prépuce communiquer des sensations durables et de haute qualité. La circoncision enlevant les terminaisons nerveuses de cette surface cutanée privera le sujet de cette volupté.

Au delà de la sensibilité propre du prépuce, il faut prendre en compte la suppression par la circoncision de la possibilité de friction du gland, et l'obligation d'une recherche plus ou moins difficile d'une nouvelle technique masturbatoire.

La fragilité, la finesse de la muqueuse balanique expliquent que les stimuli par frottement digital direct soient rapidement désagréables. Ils sont par contre supportables et même voluptueux lorsque la friction au lieu d'être immédiate se fait par l'intermédiaire des feuillets du prépuce. Il n'y a plus de friction-frottement au niveau de la muqueuse mais variations de pression dans le gland. Les terminaisons nerveuses ne sont pas tactiles mais sensibles aux pressions. Remarquons que certaines masturbations se font en massant le corps spongieux, propulsant le sang vers le gland, et chaque ondée augmentant la pression.

Le docteur Gérard Zwang dans "La circoncision, pourquoi faire ?", exprime les mêmes idées avec une riche et croustillante sémantique: "l'enfant acquiert l'expérience du plaisir sexuel conscient. En pratiquant ces agréables tripotages de la verge, le prépuce est l'intermédiaire. Le seul contact que le gland apprécie, goûte, et tolère est celui humide et capitonné de la muqueuse vaginale (ou buccale). La friction rêche et sèche de la main, des doigts, lui serait vite insupportable si la bonne nature n'avait justement posé l'écran préputial entre la sollicitation manuelle et le très susceptible épithélium érogène primaire."

La circoncision parait favoriser une mise en tension rapide du frein au cours de la pénétration et pourrait contribuer à une éjaculation rapide.

Mais surtout c'est la suppression de la réserve tégumentaire que constitue le prépuce qui porte atteinte à la physiologie du coït. La mission principale du prépuce n'est pas de permettre la masturbation, même si nous nous en félicitons, mais de faire que le coït vaginal se passe dans des conditions optimales sans affrontement des téguments des 2 partenaires.

Petite expérience: en pinçant à deux doigts l'extrémité de la verge en érection d'un garçon non circoncis, on peut en règle faire descendre ces doigts à la base du pénis sans effectuer le moindre glissement sur la peau. Le prépuce se déroule, cette peau coulisse sur la verge, la longueur et l'élasticité du tégument permettant de parcourir la totalité de l'organe. On ne retrouve pas d'autres endroits du corps ou le tissu sous-cutané permet une telle mobilité.

Ceci explique que le rapport sexuel puisse se prolonger sans entraîner de friction et donc d'irritation des téguments en contact, à savoir la peau de la verge et la muqueuse vaginale. Le coulissement n'est pas entre ces surfaces, mais entre le dartos de la verge et son tissu sous-cutané particulièrement adapté à cette fonction.

Par contre l'amputation du prépuce réduit considérablement, voir totalement, cette mobilité en enlevant 4 à 6 cm de la réserve de la peau.

Les conséquences de cette réduction peuvent être modestes si le sujet est éjaculateur prématuré, puisque le rapport très bref ne pourra être irritant, de même si le pénis est très court ou animé de mouvement de faible amplitude. A l'inverse un rapport prolongé et vigoureux risque de déterminer, malgré la lubrification naturelle et éventuellement artificielle, une importante irritation chez l'homme et chez la femme.

J'ai été amené à examiner un jeune homme circoncis au service militaire: son érection était douloureuse par la seule mise en tension du fourreau devenu plus court que les corps caverneux turgescents. Sa capacité sexuelle en était, au moins pour un temps totalement détruite, et certainement altérée pour le reste de sa vie.

On peut aussi se demander si la circoncision, si fréquente aux États-Unis, n'est pas un élément qui, favorisant les érosions de la muqueuse ano-rectale au cours de la sodomie, participerait à la transmission du virus HIV lorsqu'on sait que les effractions tégumentaires sont la porte d'entrée privilégiée de ce virus.


CONCLUSION

Il apparaît donc que le phimosis constant chez le petit enfant voit sa fréquence décroître avec l'âge par le fait de la manipulation du pénis. La pratique masturbatoire permet donc une évolution morphologique cohérente vers la sexualité adulte future.

Dans les cas où la manipulation du sexe n'amène pas à une mise en tension de l'anneau préputial, cette partie reste d'un diamètre insuffisant pour découvrir le gland et constitue le phimosis congénital de l'adolescent.

La kinésithérapie est efficace pour dilater cet anneau et oriente le sujet vers une masturbation conventionnelle. La réduction du phimosis peut être obtenue en quelques semaines.

Parler de la masturbation contribue à déculpabiliser le sujet et permet de lever un tabou.

Le traitement médical du phimosis de l'adolescent permet quand il est efficace (et en l'absence d'anomalie tégumentaire il semble l'être constamment) d'éviter les multiples inconvénients de l'amputation préputiale que constitue la circoncision. La mobilité cutanée du fourreau de la verge, ne pouvant plus bénéficier de la réserve de tissus, s'en trouve limitée et la dynamique du coït risque d'en être perturbée. En Amérique du Nord où la circoncision est très répandue il se développe des techniques permettant de reconstituer un capuchon balanique par plastie chirurgicale ou par "stretching". Cette dernière pratique, par la mise en tension de la peau restante, cherche à rétablir la mobilité du fourreau telle qu'elle existait avant l'exérèse.

On peut sourire en constatant que la manipulation des tissus permet d'éviter un geste chirurgical et dans le cas contraire d'en limiter les conséquences quand ce geste a malencontreusement été pratiqué.