mardi 30 octobre 2012

C'est la chanson que la sono assassine

Barbara Carlotti a été victime d'un véritable massacre de son spectacle à la Cigale jeudi 18 octobre 2013.

Comme ceux de La boule noire au concert de Nadeah le 26 septembre, des ingénieurs du son complètement accros aux décibels non seulement imposent au public un niveau sonore infernal, mais encore forcent systématiquement le volume sonore des instruments d'accompagnement - basse et batterie - au détriment des chanteurs qui, à l'abri derrière leurs "retours", ne se rendent compte de rien. Le résultat est un vacarme infernal, j'ai plusieurs fois eu envie de partir.

Un grand merci à Barbara pour la gentille berceuse donnée a capella du balcon en guise d'au revoir ; ce fut une consolation car on entendait très bien sans sono du tout : http://www.youtube.com/watch?v=p8088iZLj6M&feature=plcp

Au même endroit, le 25 octobre, on a heureusement pu entendre correctement Trixie Whitley, une véritable génie du jazz, mais un peu plus tard, pour Carmen Maria Vega, nous étions plusieurs les doigts enfoncés dans les oreilles.

La chose n'est donc pas générale. Katie Melua a été très bien secondée au Palais des congrès le 22 octobre et, le 27 à Magne le hongre, Barbara Carlotti était délicieusement audible. On a pu profiter de textes frais et gentiment primesautiers, pleins d'humour.

Mais ce ne fut pas le cas pour Monogrenade, le sympathique groupe canadien qui l'a précédée, pour qui il fallait se boucher fortement les oreilles pour ne pas devenir sourd ! Je leur en ai parlé à la sortie et espère les avoir convaincus ; l'un d'eux a eu ce plaisant trait d'esprit : "Eh bien, on ira le lui (l'ingénieur du son) crier dans les oreilles."

articles liés :
- http://mutil-abolition-droit-au-corps.blogspot.fr/2013/06/lettre-trixie-whitley-de-retour-du.html
- http://mutil-abolition-droit-au-corps.blogspot.fr/2013/07/showbruitz-et-marketing-mix-pleyel-lou.html
http://mutil-abolition-droit-au-corps.blogspot.fr/2014/02/douce-amere-mathilde-forget.html

lundi 29 octobre 2012

La psychanalyse pour les homophiles mais contre l'homophilie

La psychanalyse soutient les homophiles, pas l'homophilie

Le maire d’Avranches se déclare «farouchement opposé au mariage homosexuel»

Le maire d’Avranches se déclare «farouchement opposé au mariage homosexuel»

Traduction de H.E.L.P., de CARLY BRYANT : A.I.D.E.

http://www.youtube.com/watch?v=h6SIlTwPezc&feature=plcp

J'ai trou une bouteille, pleine de boue et de feueuilles,

quelqu'un avait introduit une lettre dans la bouteille,

solé(e) pour l'auteur(e) bien plus seul(e) que sa lettre,

bien plus seul(e) que sa lettre, puiis sa lettre m'aa eueu(e).


j'ai si peur des gens, j'ai si peur de l'argent,

j'ai si peeur de cououler, cououler dans la mer

Mais au bord du riivage, j'ai ouvert son meessage

et vu qu'il s'intitulait A. I. D. E.


"Ai-aide moi, aiaide moi si tu peux,

j'ai si peur de deevenir adulte,…

ai-aide moi doonne moi le signe

que je n'ai jamais pris inrêt auoo divin-in,

peut-être est-ce temps


Impossible d'oubliier l'image de l'auteur(e),

je voulais tant lui dire :… "Tu n'es paas seul(e),

on est dans le me sac, je t'aime quoi qu'il arrive,

j'fais des prières pour toi, mais tu n'en sais rien."


"Ai-aide moi, aide moi si tu peux,

j'ai si peur de de-venir adulte,…


alors, ai-aide moi ou doonne moi le signe(bis)

que je n'ai jamais pris inrêt auoo divin-in-in, (bis)

peut-être est-ce temps                                         (bis)


Je me suis souvenu(e) d'une nuit de novembre,

j'ai bu tout'la bouteille au boord de l'eau,

j'aidila lettre et je l'ai mise à l'eau

en criant de tout'mes forces : A. I. D. E.


"Ai-aide moi, aide moi si tu peux,

j'ai si peur de de-venir adulte,…

ai-aide moi ou doonne moi un signe

que je n'ai jamais pris inrêt auoo divin-in-in,

peut-être est-ce tempsen

Awhoohohoho awoohohoho

Wooho, woohowoo,

Alors, viens, "Aide moi, aide moi si tu peux,

j'ai si peur de de-venir adulte,…

ai-aide moi ou doonne moi un signe

que je n'ai jamais pris inrêt auoo divin-in-in,

c'est peut -être tempsen

Iris Fudge met en question Richard Dawkins sur la circoncision

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=P6ofS4Cx2_8

vendredi 26 octobre 2012

La circoncision, trois millénaires de polémiques

Les trois Alliances et la circoncision, une polémique trimillénaire ; la Bible falsifiée, revisitée par l'exégèse moderne (Gen 15, Gen 17, Ex 4 : 24-26, Ex 20 : 4-6 et le Deutéronome)

Une étoile est née, à la voix merveilleuse : Carly Bryant (mis à jour 03.01.2016)

Cet article met à jour le premier, publié le 21 août 2011 dans l'édition française du Huffington Post, aujourd'hui disparue mais dont on peut consulter les archives :
English version (updated):
published by Salem-News : http://www.salem-news.com/articles/april102012/star-circumcision-smhnb.php
Par la suite, Carly dit à son amie Nadeah: "He is my best fan!", mmm...!




Carly par elle-même à l'université de musique :
http://www.brunel.ac.uk/student-profiles/carly-bryant


Son album de photos
Remarquez que Carly, par le fait qu'elle cite dans cet album plusieurs des articles de ce blog, pour ne rien dire de sa réponse à ma demande d'écrire une chanson pour le droit de l'enfant, est favorable au mouvement international pour le droit de l'enfant à l'intégrité sexuelle : l'intactivisme.




Ce n'est pas seulement une voix d’or qui nous arrive d'Angleterre avec Carly Bryant ; c'est surtout une créativité que l'on ne peut comparer qu'à celle des Beatles. Cette auteure-compositeure-interprète compose des ballades sentimentales mais elle n'est pas une de plus de ces chanteuses de soul plaintives qui se ressemblent toutes ; elle est l'une au moins dont la personnalité vocale, musicale et textuelle détonne. Formée dés quatorze ans dans les rues et pubs de Brighton, Carly met une éblouissante richesse mélodique et poétique au service d'une sensibilité à fleur de peau. Son style marie élégance, douceur et dynamisme. Il nous berce de belles mélodies aux rythmes entraînants.





Carly est ravissante mais son charme souriant reste pudique. Simple, gaie, amicale, fraîche de sa grande jeunesse, Carly se distingue par le timbre extraordinaire de cordes vocales que tous qualifient de "magiques", dont elle use avec douceur, tendresse ou puissance, mêlées d'ironie et de combativité. Les mots ne peuvent donner qu'une pâle image de cette incroyable voix dont personne à notre connaissance ne se rapproche. Fascinante, elle va du viril énergique ("Une voix d'enfer !") au féminin le plus tendre. Variant d'une exquise compassion et délicatesse à des accents rauques, rageurs et rudes, elle a été comparée au caméléon. Poignante d'intensité émotionnelle, elle la situe entre Barbara et Krall mais avec un mordant et une ironie qui n’appartiennent qu’à elle. Son exquise sensibilité, ses enthousiasmes et sa tendresse vous prennent immédiatement au cœur avec une évidence qui ne vous lâche plus. Carly promet "a pocket full of rye" (une poignée de seigle – titre de son troisième CD) mais donne une moisson d'amour. Elle chante droit au cœur.


Au Cactus, Paris


L'atmosphère envoutante et intime de "sing a song of sixpence", son deuxième CD d'une grande richesse musicale, nous fait à chaque fois un choc ; nous ne pouvons l'écouter qu'avec recueillement. On dirait un voyage en enfer qui se termine "au paradis". Carly s'affirme comme une poétesse des sentiments et des pensées profondes autour de l'amour et de l'amitié, avec le souci de critique sociale d'une conscience aigüe, experte à révéler les vérités cachées : "… tu t'aperçois que tu es l'objet d'une compétition pour les femmes…", "… les mensonges qui brisent les liens entre les gens…", "… chaque vérité que nous avons besoin de dire rend l'avenir de moins en moins terne… ", etc. Elle met en scène ses rencontres en nous faisant partager des réflexions passionnantes et des émotions rares.



Au Cactus, Paris



Un an plus tard, Carly a dépassé ses difficultés dans une œuvre plus mûre, délicieusement sentimentale. Son troisième CD confirme son goût pour la pensée profonde mais aussi pour l'intime et l'éphémère : le départ soudain d'un orchestre d'hirondelles qui lui chantaient une symphonie, la sensualité d'une odeur, son cœur, fragile comme le verre, qui s'attriste de ne pouvoir faire confiance à un soleil capricieux. Carly nous conte des idylles en jeans et T-shirts. De la tristesse des "boys" désœuvrés "that (she) likes" à la gaieté ironique et charnelle de ses "mmm", en passant par le romantisme lamartinien de "what you say", l'émouvante tendresse de "fragility lies" (mensonges de fragilité), la mélancolie de "on & on & on" et la détermination de "time is changing", elle chante ses amours, ses goûts, ses espoirs, rêves et colères. Elle dénonce la cruauté d'un univers "without a clue" (sans point de repère), où le mariage avec un séducteur ressemble à des funérailles, où "la raison ne ressemble pas à la vérité" et où "c'est ce que tu ne dis pas… qui fait mal". Mais ce que tu dis ("what you say", son premier titre), Carly, c'est divin. Tu détestes les mensonges de la relation perverse entre mâles voyeuristes et femelles exhibitionnistes, tu ironises sur le jargon sophistiqué d'une jeunesse dorée dont les mensonges subtils mais cruels brisent les cœurs fragiles. Tu méprises le snobisme et les modes de ce monde des apparences qui se perd dans l'image en oubliant l'essentiel :

"Ce ne sont pas le style et le faux bronzage qui m'intéressent,
"Ce n'est pas une sensation sans lendemain sur scène qui m'intéresse,
"Ce n'est pas la génération des "maque mon profil" qui m'intéresse,
"Ce n'est pas l'argent du rêve des riches qui m'intéresse." (i don't think that you noticed me)


Et tu te rebelles contre la violence suicidaire des téléphones portables, des jeux de guerre et de la prostitution "on line". Tu t'insurges contre la répétition au sujet de laquelle tu t'interroges : "Qu'est ce que je fais mal ? Comment avançons-nous ?" (on & on & on). Tu mets le doigt sur le problème en affirmant : "c'est une espèce de tabou", éléphantesque, qui nous ronge. Ainsi, si tu respires la joie de vivre et si l'un de tes mots favoris est : "orgasme", plusieurs de tes chansons ont des accents dramatiques.



Au Cactus, Paris


Toutes ont de belles mélodies au point qu'il serait difficile d'en faire un "best of" ; chacune est un petit chef d'œuvre de beauté mélodique, d'intelligence aigüe et d'émouvante poésie.


Fille des Beatles, de Baez, Dylan, Cohen, amie de DiFranco et Nadeah, Carly veut que ça bouge ; elle rejette autant les alibis de l'ignorance que l'exhibitionnisme racoleur et les rêves des riches. Merci d'exister, Carly ; quelques instants avec toi sont un enchantement. Tu es une étoile montante de la soul, un grand avenir t'attend. Tu chantes : "je ne suis pas un voyageuse" ("take me home") mais tu vas passer ta vie en tournées. Tu chantes : "ramène moi à la maison", toute la terre sera ta maison.



"Carly Bryant est tellement plus qu'une nouvelle fille avec une guitare. Sa voix est profonde et originale, ses compositions sont poivrées de lignes spectaculaires, provoquant la pensée. Elle joue de sa guitare avec une telle fluidité, un tel panache et de tels effets rythmiques qu'elle devient une partie et une extension d'elle même. C'est un beau must à voir et à entendre." ents24.com


Les albums :
- twelve (2005)
"Carly Bryant sait chanter, jouer et vaut la peine qu'on l'écoute. Si vous avez beaucoup de chance, vous pouvez, comme moi, trouver la chanteuse-guitariste Carly Bryant en train de jouer dans les rues de Brighton. Dans ce cas, prenez son album Twelve. Vous ne le regretterez pas, il est brillant !" Keith Parkins, journaliste 2007
- SINGLE: take me home (2011) http://www.youtube.com/watch?v=SWxUK7Bqr0Y première version, 
- four and twenty blackbirds (2012)
Ecoutez "Shadows", la meilleure chanson du dernier CD et l'impérissable EP (Missing you/Take me home): https://soundcloud.com/carly-bryant
- Underground man: https://vimeo.com/116056209
- un chef d'oeuvre : Por que te vas en français: https://www.youtube.com/watch?v=500PaDf8-FU
- page google de Carly : https://plus.google.com/107433232394650557864

"Dancing from satellite to sattelite" : http://www.youtube.com/watch?v=bIS6nP1DCiE&feature=related

Vidéos (la Maroquinerie - Paris, 12 décembre 2011) :
"Je voulais te dire" (Sophie Cappere) : http://www.youtube.com/watch?v=gd6pCvSvefg&feature=related

3 formidables vidéos où Carly, joyeuse comme jamais, paraît 17 ans (Le Cactus, Paris, août 2011)
 "It's a wild world" (Cat Stevens) ( ("scroll down 6 fois, jusqu'à la date du 22 octobre 2011) :